Longbarn Park, Warrington - juin 2016

Longbarn Park, Warrington – juin 2016

Un manteau noir affleure à la surface
Et une chair blême et gonflée absorbe
La froide obscurité des profondeurs.
Une chevelure sans fin tisse une toile d’ébène
Sur des flots noircis par une nuit sans lune.

Le souffle du ciel étoilé caresse la rivière
D’un imperceptible scintillement nocturne,
Éphémère et voilé.
Un mouvement brusque perturbe le silence
De la forêt muette et opaque.

Des pas rapides et des craquements
Rendent à la nature une vie
Qui a fui, craintive et résignée.
Des ombres et des lumières agitent le sous-bois
D’une effervescence soudaine et oppressante.

Une angoisse pesante surgit sur la rive
Où hommes et bêtes se figent
Essoufflés et incrédules, face au fleuve.
Un cri et un nom éclatent au milieu des pleurs
Et des aboiements funestes.

Une bouche béante hurle en silence,
Un cœur s’effondre devant l’immobilité du manteau noyé.

Texte et photo  Carole Rannou 2016

Pourquoi prendre des photos ? Quelle est ma démarche personnelle, pourquoi s’obstiner à tout (ou presque) immortaliser, en toutes circonstances ? En ce qui me concerne, je considère ce phénomène comme une maladie, une joyeuse maladie, certes, mais que l’on ne peut combattre, car c’est comme ça, un besoin irrépressible de garder des traces de choses importantes, ou moins importantes, même parfois des choses pouvant être considérées comme futiles. Ayant toujours était attirée par l’image et la chose visuelle en général, j’ai délaissé le dessin, longtemps (et mal) pratiqué, pour la photo, suite à un traumatisme qui me donne encore parfois des cauchemars. Si je parle de traumatisme (oui, le mot est fort !), c’est que mon rêve récurrent le plus effrayant/angoissant/terrifiant est lorsque je m’apprête à prendre une scène ou un sujet extraordinaire, et que mon appareil photo tombe définitivement, irrémédiablement, en panne. Cela en dit long…

1e voyage, 1re leçon

Un voyage en Italie au collège, le premier de ma vie en dehors de France et de l’Espagne voisine, a été le déclic. Sans appareil photo et sans amis assez proches pour garder des photos par la suite, il ne me reste pas la moindre trace de ce voyage à Naples. Émerveillement du séjour, puis stupeur et frustration au retour. Depuis, garder des traces est un impératif. Ajoutons à cela la dimension artistique, esthétique et émotionnelle, il ne m’en fallait pas plus pour abandonner naturellement le dessin, trop insatisfaisant et limité pour moi.
Grâce à mon amie Corinne, de Vie Nomade, j’ai tout de même de quoi illustrer mon propos :)

Grâce à mon amie Corinne, de Vie Nomade, j'ai tout de même de quoi illustrer mon propos :) © Corinne Stoppelli / Vie nomade 2013

Naples vue par  Corinne Stoppelli © Vie nomade 2013

Dispersion & éparpillement

Revers de la médaille (ou pas), la frustration traumatique qui a résulté de ce voyage m’empêche de prendre partie et de me concentrer sur une démarche en particulier. Ainsi, je m’éparpille joyeusement, dans un état d’émerveillement constant, saisissant l’occasion, quel que soit le contexte et l’environnement. Autodidacte, ma façon de faire est totalement empirique, favorisée par la diversité des opportunités, il suffit de garder l’œil et l’esprit ouverts. S’il existe des photographes animaliers, de voyage ou urbains, des photographes de reportage ou axés sur le portrait, voire sur l’abstrait et le conceptuel, pour ma part je n’ai toujours pas tranché. Ma motivation n’est pas le fruit d’une longue réflexion impliquant métaphysique et intellectualisation outrancière, ou d’une démarche artistique particulière, elle laisse place aux occasions qui se présentent, ma seule envie (ou besoin ?) étant de garder des traces et de mettre en valeur ces traces, ces souvenirs de moments furtifs, déjà passés. La dimension créative intervient alors, tout aussi exaltante pour moi que la prise de vue. Magnifier la sensation du moment, de l’instant capté par l’appareil, revient à montrer le monde tel qu’on l’a perçu, et qu’on voudrait qu’il soit vu et ressenti, à sa juste valeur, et d’en « extraire la substantifique moelle », comme dirait l’autre.

Touche à tout experte en rien

Je refuse donc de me limiter à un domaine particulier, car je me retrouve dans presque tous, me consacrer à un seul univers reviendrait à rendre exhaustif ce qui ne peut pas l’être. Je ne veux pas de limites, pas d’étiquette, je veux pouvoir un jour faire toute une série sur un banal coucher de soleil, et un autre faire une série de portraits en concert, ou faire la touriste en rendant compte d’une visite dans une ville dont je veux me souvenir sous tous les angles, ou d’une randonnée en raquettes qui a failli me tuer. Tout m’intéresse, tout est susceptible de mériter de passer par mon objectif, du plus petit au plus grand, de la bestiole dans le jardin d’une amie à l’immensité d’un paysage. Je veux pouvoir continuer à expérimenter et à progresser sans restreindre les thématiques ou les genres.

 

La photographie reste pour moi un espace de liberté totale, sans limites, où tout peut être sujet à émerveillement et expérimentations.

 

Témoignage d’une habitante de Yumington.

Si cela ne tenait qu’à moi j’aurais quitté ce quartier depuis longtemps mais que voulez-vous ? Les temps sont durs et mes enfants sont loin, ils ont oublié ce que c’est que de vivre ici, ou ne veulent pas s’en souvenir, et je n’ai pas les moyens de déménager et puis Yumington m’a vue naître, c’est pas à mon âge qu’on déterre ses racines si facilement. J’en ai vu de belles mais là, jeune homme, tout va de travers, on dit qu’il y a eu des morts, vous êtes au courant ?
Moi j’en ai pas vu, mais Maggie, la fille du dessus en a vu, elle, et depuis que ça a commencé, elle est plus sortie de chez elle, elle risque pas de ramener ses clients de si tôt ! Je rentrai juste de la pharmacie quand tout à commencé, mes médicaments pour le cœur, j’avais pas le choix, y avait des policiers partout, et même des hommes tout en noir et masqués, armés jusqu’aux dents, qu’on se serait cru à la télé ! Oh ! ils n’ont pas lancé que des fumigènes, hein, y a eu des coups de feu aussi, et des explosions, heureusement j’arrivai devant ma porte j’ai pu échapper au pire mais j’ai eu le temps de voir que c’était du sérieux, et puis de ma fenêtre je vois les barricades, des colonnes de fumée dans tout le quartier, et des tas de véhicules blindés, je sais pas ce qui se passe, si cela a un rapport avec ce que vos collègues ont raconté à la télé, ce tueur fou, le Walanger, ou je sais pas quoi, qui tue tout le monde depuis qu’il a trucidé sa femme et sa fille. En tout cas, c’est encore Yumington qui va payer, déjà qu’on passe pour des moins que rien, mais là ça va pas nous faire de la réclame je vous le dis, et tout est en bazar, entre les casseurs et policiers et tout, et qui va payer pour tout ça ? Encore les gens honnêtes qui demandent rien à personne ! Vous voulez que je vous dise ? on dirait la fin du monde !…

LR_yumington

Texte & images © Carole R. 2011

Écouter le témoignage sur le site officiel.

Qui est le Waldgänger ?

Le Waldgänger est avant tout un roman feuilleton en 6 épisodes distribué sous forme électronique.
Son écriture a été calibrée pour être lue sur tablettes, liseuses mais aussi sur smartphones.
Il a été écrit par Jeff Balek.
Ce roman est édité par Bragelonne.

Le pitch

Lors d’une mission archéologique organisée par la Ville dans le désert, Blake alias le Waldgänger est victime ainsi que toute l’équipe d’une attaque menée par des inconnus. En se mettant à couvert, le Waldgänger découvre une salle ancienne dans laquelle se trouvent un autel, un cadavre et une dague. Le Waldgänger perd conscience en touchant cette dague. À son réveil, à l’hôpital, Blake, défiguré, est bizarrement pris en charge par l’armée. Il se rend peu à peu compte qu’il est doué d’étranges visions du passé et du présent. Ses intuitions sont décuplées, il sent les choses comme personne. Il ne tarde pas non plus à se rendre compte que sa force et sa rapidité augmentent.Tout cela serait-il lié à la 3e plaque d’identification qui est apparue à son cou? Dès lors Blake se demande sil n’est pas en train de devenir fou ou s’il n’est pas victime d’hallucinations.

Télécharger le livre | Le Projet | Devenir Citoyen de Yumington | Rejoindre la communauté

Par un nuit fraîche et calme
Le vent soufflait à travers le chêne centenaire.
Ton visage apparut parmi les étoiles,
Ta peau était grise et lumineuse.

Tu vins vers moi avec sérénité,
Tes longs cheveux noirs parsemés de poussière.
Je fus submergé par ton ombre de mauvais augure
Si proche que j’aurais pu m’y noyer.

Effleuré par le murmure du vent,
Ton corps doux et poussiéreux se pencha sur moi.
Tes iris étoilés détruisirent mon dernier espoir,
Je me perdis en sanglots, vaincu par ton aura.

Ton regard m’ensorcela et ébranla mon âme
Mes souvenirs éclatèrent sur une mer déchaînée
Mon esprit tomba en poussière :
À travers ta silhouette j’avais vu ma vie.

À travers ta silhouette je vis la lune
Je vis ta sœur et sentis votre magnificence.
Tu vins pour moi et pour mon dernier souffle,
Ton corps se répandit en millions de particules.

Ma chair céda sous ton étreinte,
Corps et âme absorbés par ton désir.
Paralysé et refoulé mon esprit se dilua
Dans ta pluie de poussière.

Par une nuit fraîche et calme
Le vent soufflait à travers le chêne centenaire.
Un être de poussière recouvrit mon cœur de remords
Car à travers ta silhouette j’avais vu ma mort.

LR_lune

Texte & images © Carole R. 2011

Petite fée déploie ses ailes vibrantes dans l’air d’un songe,
D’un rêve aux mots de miel et aux couleurs d’arc-en-ciel.
Poussée par le souffle de ses idées furtives
Elle chavire dans la courbe accueillante d’une voyelle,
Puis se rattrape au sommet d’une fière consonne
Plantée droite dans une forêt de lettres grouillantes.

Petite fée grandit au fil des pages noircies de signes,
De pattes de mouches et de lignes tortueuses.
Emportée par l’élan de sa course
Elle tourbillonne à la poursuite d’une pensée timide,
D’une phrase à l’autre elle bondit pour attraper un mot
Espiègle et farceur qui n’est pas celui qu’elle croit !

Petite fée se pose sur un coin de page et ses ailes frissonnent,
La peau brillante de tant d’efforts elle s’étire de tout son long.
Le souffle court mais l’œil immense et rayonnant
Elle applaudit devant l’œuvre accomplie,
Sa voix imperceptible félicite l’auteur souriant et satisfait,
Mais inconscient de la visite de sa petite fée d’inspiration.

LR_petitefee

Texte & images © Carole R. 2011

En exhumant mes vieilles illustrations j’ai eu envie de m’y remettre. Cela implique de  retrouver la bonne version de Poser, de réussir à l’installer sur Windaube 7, de se re-familiariser avec les menus, les commandes diverses, et fouiller les 25 gigas de contenu accumulés sur 4 ou 5 ans…Autant le dire, mon retour sur Poser n’est pas pour aujourd’hui ! Je suis totalement larguée, ma bibliothèque de contenu était déjà un gros bazar mais là, après 3 ans de pause, ça me donne le vertige, c’est plus de mon âge ma bonne dame ! D’autant plus que mes personnages et textures ne sont compatibles qu’avec Victoria 3 ou Victoria 4, Stephanie 3 et Aiko 3, et j’ai vu que Daz en est à Victoria 5 ! Les packs que j’ai créés à l’époque sont donc démodés ! Pfff, ça m’énerve !

 …Je cherche, je fouille
et pourtant rien ne trouve,
j’en ai plein les…

Texte & images © Carole R. 2011

Une image ou un mot
Dévale la pente sinueuse
Des synapses encombrées
De couleurs, d’impressions et d’odeurs.

Rivières de sons échevelés
Issus de cordes vocales virtuelles
Qui s’écoulent le long de la matière
À la fois grise et première.

La pensée nocturne s’insinue
Par-delà l’inconscient et mène une vie
De rêves bien plus colorés
Que les idées diurnes déjà évaporées.

Un concept peut naître de rien du tout
De quelques neurones enchevêtrés
Dans cette gelée grise et brillante,
Inerte dans sa cage d’os et de sang.

D’où cela vient-il ?
Du passé, du présent ?
Peut-être de l’avenir ?
En tous cas loin d’ici dans une autre sphère.

Texte & images © Carole R. 2011

Afin d’éviter tout malentendu, afin que les éventuels futurs contrevenants et sales voleurs de mes deux ne puissent pas jouer les ignorants, sachez que le contenu de ce site est protégé par les lois du copyright, ainsi que par un système d’alerte qui me notifie dès qu’un petit malin prend ce site pour un libre-service, et qui me permettra d’agir en conséquence.

Je suis une personne acariâtre et vindicative lorsque des individus considèrent que le net est un supermarché gratuit, mais je peux carrément devenir méchante si ceux-ci viennent piocher dans mon arrière-boutique.

Vous êtes prévenus, et je ne vous raterai pas.

LR_illo-27

…Elle gravissait le chemin en ravalant péniblement sa colère. Le colosse qui l’accompagnait savait à quoi s’attendre lorsque le jour serait levé et le soleil haut dans le ciel, car malgré la fatigue de la marche et l’épuisement par le froid, sa fureur serait toujours intacte…

Texte & images © Carole R. 2011

Malgré les déboires récents impliquant un piratage massif sur l’ensemble de mes domaines, j’ai décidé de ranimer cet espace et de le consacrer à l’une de mes passions, la photo !
Il est plus que probable que ce domaine restera en l’état et ne subira plus aucune transformation majeure.

J’essaierai de faire des mises à jour fréquentes, en attendant, il me reste encore un gros tri à faire et des albums à ajouter.

Pour le moment, ajout de Canet-en-Roussillon.

canet

Patience…

 

…Dans ce royaume, il entra innocent et en sortit la mine réjouie…

Texte & images © Carole R. 2011