Il y a un mois je revenais d’un séjour en Belgique, décidé sur un coup de tête courant février. Là, comme ça. Depuis le temps que la chose était dans ma tête, et que l’on se disait avec Acr0 et Valériane qu’il faudrait que l’on se fasse un truc, ben voilà ! J’ai déjà rencontré plusieurs fois Acr0 à Toulouse, et une seule fois Valériane en juin 2015, à l’occasion d’un séjour à Londres qui coïncidait avec son passage dans la capitale. Depuis le temps que nous nous connaissons toutes les trois, il était temps pour elles de se rencontrer à leur tour. Une petite visite sur Ryanair pour s’assurer des vols depuis Carcassonne, une surveillance quotidienne pour choper le meilleur prix, et voilà l’événement lancé ! Ne manquait qu’un passeport tout neuf (mon premier !) et une nouvelle carte d’identité bien à jour, car d’expérience je peux dire qu’il vaut mieux avoir deux pièces d’identité si l’on est amené à voyager. En cas de perte, tout n’est pas perdu !

Le 17 mars, jour de la Saint Patrick, nous partions donc de Carcassonne bras dessus bras dessous, encore un peu incrédules, n’osant y croire. Je fus ravie de voir qu’Acr0 avait l’air de bien vivre sa première fois en avion, car étant moi-même imbibée de Nautamine et de Lysanxia, j’aurais eu bien du mal à la rassurer en quoi que ce soit. Légèrement paranoïaque et anticipative, j’avais décidé de ne pas porter ma genouillère bionique articulée, qui n’a d’autre fonction que de me rassurer, car objectivement je n’en ai plus besoin (ma rotule se porte bien merci) mais seulement la souple. Cela ne m’a pas empêchée de sonner au portique. Bah voyons !

2h plus tard, après un décollage contre nature, un vol indolore (merci la médecine moderne) et un atterrissage tout aussi anormal à Charleroi, nous avons attendu, cherché notre chère Valériane dans la foule, un peu apeurées. Une fois réunies et plus ou moins remises de nos émotions, nous avons laissé Valériane nous prendre en charge avec une confiance aveugle. Si pour Acr0 c’était sa première fois en avion, ce fut ma première fois en Belgique. Joie dans mon cœur. Nous avons donc rejoint le doux et chaleureux domicile de Valériane et de Môssieur Joël, gardé par la terrifiante Robert, chatte noire de son état.

Le soir même, l’esprit encore embué par le lever matinal, le trajet jusqu’à l’aéroport, le vol, les médicaments pas encore bien évaporés, et l’heure (relativement) tardive, nos hôtes nous firent découvrir les boulets de Liège, spécialité gastronomique notable qu’il nous fallait absolument déguster. Nous les avons donc suivis chez Tchantchès & Nanesse, taverne pittoresque à Liège, aux boiseries et au décor typiques. Succulence du plat, ambiance d’un autre siècle. Première séance de rigolades en compagnie de Valériane et Môssieur Joël. Fin de soirée au pub geek Warzone…, un 17 mars, je le rappelle. Ambiance assurée si vous aimez la musique à fond et n’avez rien à dire à votre vis à vis, mais comme il y a des bornes arcades, pas besoin de parler.

Notre aperçu de Liège incluait bien évidemment la visite de librairies Livre aux trésors, et Toutes directions (dédiée aux voyages). Je me suis surpassée en n’achetant qu’un seul livre (de poche). Forte, je suis.

Moins forte, je fus, lorsqu’il a été question de gravir la La montagne de Bueren, un escalier haut de 374 marches, et menant à la Citadelle, sur les hauteurs de Liège. J’ai donc laissé mes compagnes s’attaquer à la bête tandis que je reposais ma rotule, pour laquelle prendre des escaliers n’est pas le plus recommandé depuis sa luxation belle et franche de novembre dernier.

Ce qui m’a frappée à Liège, outre les infrastructures incompréhensibles (voir plus bas), ce sont les bâtiments modernes, à l’architecture morne, plate, austère, presque URSSienne, qui côtoient les vieilles rues aux façades typiques, aux immenses fenêtres à carreaux, et aux gros pavés. Il fait bon y déambuler sans trop réfléchir, en se laissant porter par une guide ayant les compétences de Valériane, qui ne s’est pas privée de nous faire des révélations aussi glauques que passionnantes (passionnantes parce que glauques ?) sur quelques faits divers ayant lieu à Liège et dans ses environs. Oufti, il y aurait là matière à faire un circuit thématique.

Lorsque je suis accompagnée, voire carrément guidée dans un lieu inconnu, je cherche rarement à comprendre la géographie du lieu, je me laisse porter, concentrée sur les photos à faire. Le manque de temps ne m’aura pas permis d’en faire autant que ce que j’aurais souhaité, ni celles que j’aurais voulues, c’est un peu l’inconvénient des séjours brefs, mais je pense avoir pu prendre un assez bon aperçu de la ville.

Je n’ai absolument rien compris à la circulation dans Liège, malgré une explication pourtant limpide de Môssieur Joël :

« Les trémies sont à la petite ceinture, ce que les passants sont au jean. »

Grosso modo, le périphérique traverse la ville, et c’est très bizarre, on n’a pas le temps de voir la Meuse ! Je serais bien incapable de me repérer là-dedans en voiture. Il faudra donc que j’y retourne, pour approfondir, car tout ceci m’a laissée contrariée. Même en ayant le sens de l’orientation (quand je suis seule avec un plan je ne me perds jamais), être guidée annihile toutes mes compétences d’auto-géolocalisation.

Le temps gris, morne, le ciel uniforme, tout ça ne me gêne pas, mais associé au manque de temps, cela ne favorise pas la réflexion concernant les photos, un ciel bleu facilite les prises de vue  au risque de tomber dans la « carte postale » et évite de trop réfléchir. La facilité quoi !

Séjour prévu du 17 au 22 mars, donc, mais qui a duré jusqu’au 27, pour cause de grève des contrôleurs aériens français (évidemment !). Nous n’avions pas eu vent de la chose avant d’arriver dans le hall de l’aéroport, et de voir les panneaux d’affichage…les rares places libres sur les vols suivants ayant été prises d’assaut, il nous fallut attendre le dimanche suivant pour pouvoir partir. Nos charmants hôtes ont admirablement encaissé la nouvelle, avec un stoïcisme exemplaire. S’être levés si tôt, avoir posé un jour de congés, faire 2h de route A/R pour finalement ramener nos deux carcasses fatiguées (surtout la mienne), je dis bravo ! Moi-même j’ai eu du mal à avaler la pilule, un tel contretemps, un chamboulement de plan de cette envergure, moi, ça me contrarie magistralement. Dépitées, incertaines au lendemain des attentats à Bruxelles, nous n’avons pas bougé jusqu’au samedi suivant, ayant de toute façon de quoi lire et grattouiller (Robert ne s’est pas plainte d’avoir des câlins à toute heure de la journée, comme c’est curieux !)

La vieille de notre départ (le second, donc) nous avons fait un saut à Liège, vite fait bien fait, mais par en haut, pour avoir une vue globale de la ville, et là, le soleil était au rendez-vous. Autre ambiance, cheveux au vent, les oreilles congelées (je ne crains pas le froid, mais mes oreilles, si !) l’occasion d’embrasser la ville du regard, traversée par la Meuse. L’occasion aussi de m’apercevoir qu’un début de bronchite (ressenti dès le vendredi soir) allait me pourrir la vie incessamment sous peu. D’ailleurs le retour de balade et la nuit suivante m’ont laissée pour quasi-morte lors du retour en avion. Changement d’heure, angoisse de rater le réveil, surveillance du téléphone jusqu’à 2h du matin pour vérifier que celui-ci se mette bien à l’heure tout seul (eh oui !), lever à 5h (donc 4h), départ à 6h, arrivée à Charleroi à 7h, passage des différents portiques et palpations en 20min seulement, puis attente jusqu’à 10h30 que le numéro de notre porte d’embarquement soit annoncé, et hop dans le gros n’avion ! Précisons que l’arrivée à l’aéroport, de nuit, fut des plus bizarres, avec militaires armés et toute la panoplie…Curieusement, cela ne m’a pas empêchée de passer avec une bouteille d’eau (que j’avais oublié de jeter), et sans avoir sorti la trousse de toilette qui normalement doit être sur le bagage et bien en vue. Je crois que les services de sécurité devaient être à ce moment-là un peu au bout du rouleau. Nos 4h d’avance nous auront au moins épargné une file d’attente debout pour passer tous les contrôles. Arrivée dans les temps à Carcassonne, retour comateux à Perpignan avant d’attaquer, fébrile et frissonnante, 16h de sommeil en 3 fois…

Petits souvenirs en vrac…
Prendre l’avion avec quelqu’un qui ne l’a jamais pris et qu’on ne sera pas en mesure de rassurer si besoin, parce qu’un avion, c’est vraiment pas normal ! avoir la meilleure guide touristique pour appréhender ce plus ou moins plat pays, avec des détails glauques et sordides, apprendre des mots nouveaux, voir Monsieur Patate se faire pipi dessus de joie, manger des gaufres, du chocolat, des moules, des frites et des boulets, bruncher trois jours de suite, être bloquées par des grèves et faire une semaine de rab, voir Monsieur Patate se faire caca dessus, entrer en hibernation, étrenner le Fri-Fri de Valériane, rentrer chez soi avec une bronchite. Avoir envie d’y retourner.

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Photo par Acr0 Livrement © 2016

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Un 17 mars au Warzone. Photo par Acr0 Livrement © 2016

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Photo par Acr0 Livrement © 2016

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La montagne de Bueren, d'en bas, et d'en haut. Photo de droite par Acr0 Livrement © 2016

Photo de droite par Acr0 Livrement © 2016

 

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Du haut des Coteaux, en plein vent.

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Belle vue sur Liège et la Meuse.

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C’est long….Photo par Acr0 Livrement © 2016

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C’est beau…

 

[alertred]Avertissement  : billet initialement publié sur My Inner Shelf.[/alertred]

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Un parti pris graphique toujours au poil !

Samedi 10 octobre 2015, je suis sortie de mon trou. Mon second salon à Toulouse, tout pareil qu’en 2012, dans le même état semi-comateux mais avec encore moins de photos. Il faut se faire une raison, 5 heures de sommeil suivis de 2h d’autoroute favorisent l’engourdissement de mon cerveau. J’étais donc à la merci de ma fidèle et pimpante licorne pailletée, Acr0 Livrement, toujours partante pour affronter des salons pas fréquentables (de polars, je le rappelle !). Saluons ici son sens du dévouement, qui n’a d’égal que l’éclat de ses paillettes.

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Un petit poney fringant et une licorne à paillettes. L’instant kitsch !

Le lieu du salon est toujours aussi glauque et le choix commercialement incompréhensible. Mais bon, comme l’a remarqué Acr0, on est dans l’ambiance, c’est déjà ça. Mais quand même, que c’est moche ! Nous sommes donc dans le fin fond du fond de Toulouse, au terminus du métro Ligne A. Brrrrr, ça fait froid dans le dos.

Au programme de ma wishlist de groupie, José Carlos Somoza, Victor del Arbol, R.J. Ellory et l’autochtone Sire Cédric. Affaires conclues en 1h20. Nous n’étions pas là pour rigoler. Dès le matin, la foule commençait déjà à se densifier sournoisement, une bonne raison pour ne pas faire durer la visite plus que de raison. Nous avons largement eu le temps de papoter avec les auteurs, tous plus charmants les uns que les autres et agréablement accessibles, sauf un, à l’attitude un peu plus impersonnelle bien que courtoise. Mais bon, c’est la star internationale, que voulez-vous…:) Le temps également de poser béatement avec un sourire crispé devant l’œil avisé d’Acr0. Vous comprendrez pourquoi je déteste prendre la pose ! Rien ne vaut la spontanéité d’un bon vieil (auto)portrait à bout de bras.

Avec toutes ces émotions, un début de migraine désamorcée dans l’heure et une foule de plus en plus présente, j’ai omis le selfie gothique et le portrait de Victor. Honte sur moi, désespoir dans mon cœur. Néanmoins, tout boucler avant midi nous a laissé du temps pour déambuler et papoter dans les rues de Toulouse, car c’était aussi un peu le but de mon expédition, tout de même.

Pour reprendre des forces avant de se lancer à la conquête des librairies, une petite pause chez Patty’s conclue par mon tout premier banoffee pie. Merci à Acr0 de m’avoir accompagnée dans cette expérience sensorielle d’un genre nouveau. Une nouvelle adepte est née.

Rôti de porc et purée maison, suivie d'un banoffee pie à tuer sa mère en short.

Rôti de porc et purée maison, suivis d’un banoffee pie à tuer sa mère en short, validé par la Maîtresse du Banoffee.

Repues, il était temps d’attaquer le vif du sujet avec un pèlerinage livresque dans les règles. Émotions là encore, car à Perpignan les librairies se comptent sur les doigts de la main de Mickey, si l’on compte la librairie catalane et les deux librairies spécialisée BD et mangas. Oui, c’est triste. Pleurons ensemble. Acr0 et moi avons été fortes, et nos butins respectifs ne comportaient pas de livres (les livres à dédicacer ne comptant pas !) mais quelques jolies petites choses.

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Souvenirs de la papeterie La Mucca. Les hiboux finiront sans doute dans un cadre.

L’heure de retrouver Greta arriva et nous nous réfugiâmes au Bol bu, petit salon de thé tout joli pour achever en beauté nos pérégrinations, avant mon départ pour 2h de route. Toutes les bonnes choses ont une fin !

Au Bol bu, la joie nous enivre .

Au Bol bu, la joie nous enivre .

Au Bol Bu, on aime les fleurs fanées. Soyons rebelles !

Au Bol Bu, on aime les fleurs fanées. Soyons rebelles !

2015 fut l’année d’un petit périple historique à Londres, en compagnie de Mum, pour qui c’était les premiers pas en Angleterre.  Parmi mes nombreux séjours en Angleterre, j’avais déjà passé 6 mois à 1h de Londres en 1995, mais je n’y étais pas retournée depuis un bref week end en 2002. Il était donc temps d’y remédier.

L’idée de départ, déjà très ancienne, était d’y passer à peu près 3 jours, le temps d’un gros week end. Au bout du compte, après réflexion, analyse du  budget et de nos disponibilités, nous avons opté pour un séjour plus long. Pour une première visite (pour Mum !) il était préférable de passer un peu plus de temps pour en profiter pleinement. Effectivement, après coup, nous avons réalisé que 3 jours n’auraient servi à rien, nous n’aurions rien vu ou presque.
Un séjour de 8 nuits rendu possible par cette merveilleuse invention qu’est le AirBnB.
Après avoir dû annuler une première réservation pour des problèmes de congés, il a fallu en trouver une autre assez tardivement, et très près de la date de départ, le 13 juin. Stupeur et détresse, le temps manquait et les disponibilités se faisaient rares ! Heureusement, nous sommes tombées sur une chambre disponible dans le quartier de Walthamstow,  à la toute fin de la Victoria Line. Un peu éloigné du centre, certes, mais rien d’insurmontable avec les moyens modernes que sont le métro, le bus ou le train. En l’occurrence, le métro nous a amplement suffi.

Arrivée

Petit budget oblige, le low cost s’imposait, mais avec l’avantage d’avoir des vols depuis notre ville. L’arrivée à Stansted nous obligeait à 45min de trajet supplémentaire en taxi pour arriver à notre hébergement, mais notre hôtesse avait réservé pour nous un mini-taxi, beaucoup plus économique qu’un taxi classique, et au prix fixé d’avance. Un gros retard de notre avion nous a tout de même coûté £10 de supplément mais cela restait moins cher qu’un taxi habituel.

Oui, je filme les atterrissages, ça m’aide à me concentrer sur autre chose que l’avion-qui-peut-exploser-en-heurtant-une-mouette.

Serene, notre hôtesse, nous avait averties qu’elle serait absente à notre arrivée, qu’elle serait en voyage en Suède et que nous occuperions sa chambre durant tout notre séjour. Il était possible que nous rencontrions sont colocataire, Bart. Le soir de notre arrivée, nous avons donc la maison pour nous seules, ainsi que la cuisine à notre disposition. Chambre agréable, vue sur le jardin, salle de bain impeccable, tout est simple mais parfait, fidèle à l’annonce. Un petit livret avec tout ce qu’il faut savoir sur le quartier (transports, commerces, etc) nous attend également.

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Un bouquet d’œillets qui a duré au moins tout notre séjour.

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Vue de notre chambre.

Jour 1 – Croisière sur la Tamise

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Une fois reposées et remises de l’émotion d’être enfin à Londres, le premier jour est consacré à une petite croisière sur la Tamise, en compagnie de nos amies Gina et Angela, spécialement venues en train de Warrington pour la journée. La balade fluviale nous mène jusqu’à Greenwich où nous faisons une halte, histoire d’avoir une vue d’ensemble de la zone. Le trajet en bateau nous a permis d’apercevoir Canary Wharf sur l’Île aux Chiens, London Tower, London Bridge, The Shard, etc. Les balades en bateau, les circuits en bus, sont certes des nids à touristes, mais j’essaie toujours d’en faire lorsque le temps est limité, cela donne une assez bonne vue d’ensemble et permet de repérer des choses à approfondir lors d’un autre séjour. Cette petite croisière (en version longue) nous conduit donc à Greenwich, et nous déambulons avant de prendre le bateau de retour. Greenwich vaut le détour et mérite largement une demie-journée, voire la journée entière si l’on souhaite faire un maximum de visites. Le quartier abrite Greenwich Park et son Observatoire Royal, le Cutty Sark, et le Musée National maritime. Autant dire que Greenwich sera sur la liste des choses à faire lors d’une prochaine visite londonienne.

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Tower Bridge depuis le bateau et The Shard en arrière-plan.

Jour 2 – Buckingham Palace, Oxford Street

Jour 2 sur flickr ]

Déjà épuisées par notre première journée, le lendemain est consacré à Buckingham Palace. Un peu au pif, nous nous posons là, attendant au soleil que quelque chose se passe, plus très sûres d’avoir la patience d’attendre la relève. Y ayant déjà assisté dans mon jeune temps, et dépitée d’avance par la foule de touristes, nous n’avons pas spécialement cherché LA bonne place pour LA meilleure vue. Nous ne perdons pourtant rien de l’événement et pouvons même avoir une vue large et globale de la scène. Nous avions opté pour le mode zen contrairement à la plupart des touristes présents, agglutinés aux barrières comme des moules sur un rocher. Bref, c’est la chose à voir au moins une fois, mais la visite du palais lui-même aurait sans doute valu plus la peine, malgré des tarifs exorbitants. D’ailleurs, nous avons dû faire pas mal de choix et d’impasses pour ce séjour, préférant les balades aux visites hors de prix.

À propos de balades, l’après-midi est consacré à Oxford Street, histoire de prendre un bain de foule, et de pouvoir dire qu’on avait fait les soldes à Londres. En guise d’emplettes, un sac Desigual à -50% (cadeau de Mum), une petite valise de cabine à £10 et un pantalon de pyjama Minions (!!!) chez Primark. Soldes de folie !  Je crois que j’avais oublié à quel point Oxford Street et Regent Street peuvent être noires de monde. Ou alors, je suis trop vieille pour ça.

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Buckingham Palace.

Jour 3 – Covent Garden, Big Ben, Camden Town

Jour 3 sur flickr ]

Le troisième jour, nous ne chômons pas ! Covent Garden nous ouvre les bras et nous accueille sous sa structure de métal à une heure où la foule et les touristes sont ailleurs. Des boutiques de toutes sortes, de marques (ou pas), un marché coloré et foisonnant, une multitude de petits restaurants thématiques (ou pas), des artistes de rues animent cet endroit dédié au divertissement (et au commerce !). De là, nous rejoignons le Strand à pied avant de nous rabattre sur un bus pour rejoindre Trafalgar Square et le quartier de Westminster.

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Covent Garden en début de matinée, le calme avant la tempête.

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L’endroit regorge de boutiques en tout genre, dans un décor d’un autre temps.

Dans mon souvenir, si la Cathédrale de Westminster était déjà payante, l’Abbaye était encore gratuite. Hélas, aujourd’hui il faut débourser environ £20/personne pour la visite de l’ensemble, et subir une queue interminable, tout cela sans avoir le droit de prendre des photos. Non mais oh ! Même chose pour le Parlement, entrée payante. Nous ne tenons pas spécialement à vendre un organe pour payer la visite, mais heureusement, lors d’un séjour un peu long, il y a tellement de choses à voir, de lieux à arpenter, et d’endroits où se poser, que l’on peut largement profiter sans forcément passer par les visites payantes, même pour des lieux réputés incontournables.

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Big Ben furtif !

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Parliement Square.

Après des tours et des détours dans Westminster et un saut de l’autre côté du pont, nous nous dirigeons vers Camden Town, à l’ambiance rock et éclectique, aux façades de magasins bigarrées et délirantes.
Nous poussons naturellement jusqu’à Camden Lock, où le monde entier se retrouve, avec une multitude de stands de street food venus de tous les continents. Odeurs et couleurs à foison ! Nous venons (hélas !) de manger peu avant d’entrer vraiment dans Camden Lock, nous n’avons donc déjà plus faim pour tenter de nouvelles expériences. L’endroit est un pur délice, avec ses allures d’un autre monde, ses canaux, ses pubs et ses odeurs de gastronomies internationales.

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Les façades des magasins de Camden en 3D :)

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De la street food en veux-tu en voilà !

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Presque Venise :)

Jour 4 – Horse Guards, Waxy O’Connor

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Si vous fuyez la foule mais souhaitez tâter du typique et du folklorique, la relève des Horse Guards vaut la peine d’attendre un peu que les gardes procèdent à leur routine quotidienne, néanmoins, si la « parade » est sympathique, l’ensemble peut paraître un peu long, voire incompréhensible étant donné les longues pauses des gardes entre quelques manœuvres, mais on est près des chevaux, et la foule est vraiment peu nombreuse, si on la compare à la relève de la garde à Buckingham. Mais c’est un peu long. C’est joli. Mais c’est long.

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On est vraiment tout près !

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Le bâtiment de Horse Guards côté rue, à deux pas de Downing Street.

Après cette parade échevelée, nous allons nous restaurer au Waxy O’Connor, un pub de Rupert Street, entre Piccadilly et Leicester Square, qui m’a été chaudement recommandé par mon amie Valériane. Ce pub tout en bois ou presque s’étend sur quatre niveaux et six bars, et regorge de petites salles à l’ambiance cosy, mais à l’heure où nous nous y rendons, nous sommes les seules clientes à déjeuner. Calme et décor envoûtant, ambiance celtique et chaleureuse, je ne m’y risquerais tout de même pas à une heure de grande affluence.

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Jour 5 – Neal’s Yard, Covent Garden, Dickens Museum, Hyde Park

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Nous avons déjà pas mal de kilomètres dans les pattes, mais nous sommes des warriors, rien ne nous arrête, et nous enchaînons avec Neal’s Yard, perdu dans Covent Garden (non, on ne s’en lasse pas !) et le Musée Charles Dickens, avant de finir par un safari photo spécial écureuils dans Hyde Park.

Neal’s Yard est si petite que l’on peut passer à côté sans s’en apercevoir, mais la vue vaut le détour. Des allures de petit village de campagne au cœur de Londres, ça ne se refuse pas.

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Mauvaise heure pour profiter des belles couleurs de Neal’s Yard mais voici un bon aperçu de l’ambiance.

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Couleurs et verdure !

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Amateurs de médecines alternatives et autres, cet endroit est pour vous ! Nous ne nous attardons pas :)

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Covent Garden à une heure un peu plus animée.

Clou de la journée, la visite du musée Charles Dickens, maison où l’auteur vécut deux ans. Moment émotion ! Un ticket d’entrée à prix raisonnable, des photos autorisées, pour un peu j’y dormirais ! La visite se fait seul, suivant une progression précise et un guide audio si on le souhaite. Il y a peu de visiteurs cet après-midi-là et nous pouvons profiter à notre rythme de cette bâtisse et de ses nombreuses pièces. Un voyage dans le temps dans une maison victorienne à l’intérieur parfaitement préservé et/ou reconstitué.

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Le 48 Doughty Street dans le quartier de Bloomsbury.

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Et on y va gaiement !

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Dans l’ombre de Dickens !

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Le salon de Charles Dickens Museum.

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Le bureau de Charles Dickens <3

Après toutes ces émotions (Dickens, tout de même !) nous nous réfugions à Hyde Park, avant de passer la soirée entre Leicester Square et Piccadilly Circus. Les images parlent d’elles-mêmes.

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Un coup d’œil à Chinatown entre Leicester Square et Piccadilly.

Jour 6 – Windsor

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Au bord du décès par épuisement musculaire, nous avions choisi de consacrer une journée à autre chose qu’à Londres, et Windsor s’était vite imposé à nous : à la campagne, accessible en train, un truc royal, et nous voilà ! Hélas, les photos à l’intérieur de la partie visitable du château sont interdites. Vous imaginez ma frustration. Je ne m’en suis d’ailleurs pas remise. Néanmoins, j’ai peux immortaliser l’extérieur, déjà somptueux dans son genre. Comme il faut s’y attendre, la visite elle-même est l’occasion d’un petit bain de foule, mais il faut parfois se faire une raison et certains incontournables méritent bien un sacrifice. Si le ticket d’entrée est assez élevé (pas loin de £20), la visite vaut largement le détour, elle prend du temps et en met plein les yeux. Nous avons bien fait d’économiser les visites à Londres, car ici nous pouvons profiter d’un cadre différent, d’un dépaysement total et d’un lieu exceptionnel.

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Jour 7 – Westfield Stratford, British Library, Regent’s Park

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L’avant-dernier jour nous trouve sur les pentes de la déchéance, à moitié hébétées par l’émerveillement et l’épuisement. C’est donc un acte héroïque que de nous diriger (en bus, faut pas pousser non plus) au centre commercial de Westfield Statford. (Je pense avec le recul que nous avons manqué d’inspiration à ce stade de notre séjour) Toutefois nous pouvons faire quelques dernières emplettes pour les proches restés tristement à la maison. Nous nous traînons ensuite mollement vers la British Library, avant de squatter Regent’s Park le temps d’un second safari photo spécial faune et flore.

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Jour 8 – Valériane à Piccadilly

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Jour du départ, la dépression guette. Il ne reste que la matinée, et voilà. Pour finir ce séjour mémorable en beauté, j’ai rendez-vous avec cette bonne vieille Valériane qui outre ses conseils avisés en matière de pub, a eu l’excellente idée de passer le week end à Londres avec sa sœur ! Première rencontre IRL avec Valériane donc, et, c’est quasi officiel, pas la dernière ! Je l’attends avec un milk shake chez Ed’s, que je n’ai pas encore essayé, et qu’elle m’a aussi recommandé. Décidément, elle connaît les bonnes adresses ! Avec Valériane et sa sœur Émilie nous faisons alors un petit tour dans les environs avant de nous quitter pour rejoindre nos pays respectifs. Snif !

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Valériane et moi ! :D

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Et donc ?

Ce séjour espéré de longue date aura marqué nos mémoires. Cette première expérience avec Airbnb aura été une réussite, il faut à mon avis prendre soin de lire tous les commentaires reçus par les hôtes potentiels, c’est pour moi LE critère de sélection. Un hôte qui débute, qui n’a pas ou peu de retours, je préfère l’éliminer d’office. C’est dommage car ils doivent bien commencer quelque part, mais c’est un risque que je ne prendrai pas. Les hôtes font parfois de même, car j’ai essuyé un refus suite à une demande de réservation. Soit ma tête ne convenait pas, soit n’ayant effectué aucun séjour je ne pouvais pas encore avoir de commentaires de mon côté. C’est l’jeu ma bonne dame !

En l’occurrence, nous avions une chambre et un environnement fidèles à la description, tout était très propre, bien entretenu. Nous avons croisé Bart plusieurs fois, sans nous marcher sur les pieds, et avons pu utiliser la cuisine à volonté. Bart était un hôte discret, agréable, un futur nomade en cours de reconversion, et passionné par l’Asie. Serene, grande voyageuse, a également fait une apparition à son retour de Suède, avant de repartir aussitôt quelques jours chez son petit ami. Bref, une maison sympathique, de la place, et la possibilité d’être tranquilles et autonomes, mais également l’occasion d’avoir quelques échanges et des conseils de la part de nos hôtes. Je renouvellerai l’expérience sans aucun doute !

Petits souvenirs en vrac…

…nous avons eu beau temps toute la semaine, à part un temps délicieusement gris le premier, et un peu de bruine la veille du départ…nous avons croisé des messieurs en haut-de-forme et des dames en chapeau meringues en partance pour le Derby d’Epsom…nous avons pris le métro souterrain, le métro aérien, le train, le bus, le bateau, et l’avion…nous avons failli prendre une carte d’abonnement du Caffè Nero…j’ai pris des photos de coquelicots pendant 20 min tandis que Mum faisait des bruits de bouche bizarres pour attirer des écureuils avant de s’apercevoir qu’ils venaient tout seul !..je n’aime toujours pas l’avion et l’atterrissage à Perpignan fut un peu trop brutal à mon goût…

1907720_747352188719783_8847597443911209940_nEn tant qu’amie et « détachée de stress » d’Anne-Catherine Blanc, j’ai pu assister aux Quais du Polar pour la première fois. Cadre superbe, organisation au top, accueil de qualité, fréquentation monstre ! L’occasion de glaner quelques dédicaces, de papoter avec des lecteurs anonymes, de mettre un visage sur des blogueuses, et d’échanger quelques mots émus avec les auteurs.

Sans parler du safari photo.

Après un trajet en train de presque 4 heures, nous nous sommes rendues directement au Palais de la Bourse, où Anne-Catherine, invitée par la librairie L’Esprit Livreétait attendue pour une séance de dédicaces le vendredi à 14h30. Après un repérage rapide, je me suis mise en quête des stands abritant les auteurs que je souhaitais voir. Au programme et dans le désordre : Thilliez, Khara, Bourgoin, Rankin, Burke et éventuellement Connelly, Khadra, Nicci French, et l’insaisissable Chattam. La moisson fut fructueuse, puisque seul Connelly m’a échappé, ainsi que Chattam, mais je m’y attendais plus qu’un peu. J’essaie de ne pas m’attarder sur les auteurs que je ne connais pas ou n’ai pas encore lus, non pas par manque de curiosité, mais par nécessité. Mon budget n’étant pas extensible, il faut bien se limiter et éviter les tentations, néanmoins, j’ai cédé à deux pulsions avec Jake Hinkson et Tom Rob Smith. Je suis restée sage donc ! Oui parce que sinon, c’est un coup à repartir avec 40 kg de livres et un découvert non autorisé, et c’est mal.

Concernant Jake Hinkson, j’avoue que je serais passée à côté s’il n’avait pas pris le même train que nous et occupé le siège d’en face. Une petite recherche confirma mes soupçons : il s’agissait bien d’un auteur invité aux Quais, publié chez Gallmeister. Détail qui fait réfléchir. J’ai donc cédé à la tentation, dès le lendemain, mais en oubliant de prendre la photo traditionnelle. Ce sera donc le seul auteur de ma moisson de dédicaces absent de l’album. Honte à moi ! J’en reste pétrifiée de frustration.

En quelques heures j’ai pu voir la plupart des auteurs de ma liste, ce qui m’a laissé du temps pour déambuler ici et là toute la journée du samedi. L’occasion de tomber sur Didi (Sandrine) et Miss Alfie, enfin ! Après plusieurs années à se croiser et à se lire de loin en loin il était temps !

Sandrine :)

Sandrine :)

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Miss Alfie !

Je pensais trouver d’autres blogueurs lors de la rencontre à l’Hôtel de Ville, hélas, le prétendu « cocktail » prévu pour les blogueurs n’a pas attiré les foules : un groupe de blogueurs-où-tout-le-monde-se-connaît en ignorant le reste du monde, deux ou trois autres personnes éparses, un ou deux auteurs sans micro que personne n’entend à moins d’être à un mètre (encore faut-il s’incruster dans le groupe de blogueurs-où-tout-le-monde-se-connaît, ce qui n’est pas dans mon tempérament), et trois biscuits salés et quelques bulles à boire, la « rencontre » avait tout de la grosse blague. Pour moi, ça n’a pas duré 20 minutes. Faut tout de même pas pousser. C’est avéré, je ne suis pas un être naturellement social, je ne peux pas me forcer longtemps, ça passe ou ça casse. En l’occurrence, j’ai préféré le hot dog de Doughnut Factory et son chocolat glacé, une rue plus loin.

Hot Dog qui tue sa race, chocolat glacé qui ne fait pas mieux.

Hot Dog qui tue sa race, chocolat glacé qui ne fait pas mieux.

Le samedi après-midi, devant la horde de femelles transpirant à grosse goutte en attendant Maxime Chattam, je me suis dit qu’il valait mieux faire une croix dessus. Je me mets en mode groupie lors des salons, mais patienter 2, 3 ou 4 heures ne fait pas partie de mon délire. J’ai opté pour la conférence « Quand le polar croit aux forces de l’esprit » avec René Manzor, Laurent Scalese, Fabrice Bourland, Franck Thilliez et le pote David Khara. Passionnante conférence à rallonge, autour de l’irrationnel et du merveilleux dans le polar.

Laurent Scalese, Franck Thillliez & David Khara

Laurent Scalese, Franck Thillliez & David Khara

À mon retour sur les lieux du crime et quelques papotages avec Khara, Bourgoin, et Anne-Catherine (séparément et dans le désordre) je n’ai plus su quoi faire de moi : continuer à errer en espérant une illumination soudaine sur un livre/auteur/éditeur, ou rester prostrée dans un coin en attendant la mort par épuisement.

En fin de course, alors qu’Anne-Catherine et moi étions sur le départ *, une « star » a fait son apparition. L’occasion d’un selfie inattendu en hommage à Mme A., grande fan du monsieur.

Je suis ! je suis ! je suiiiiiiiis….?!

Non, ce n'est pas Michael Keaton, c'est l'autre

Non, ce n’est pas Michael Keaton, c’est l’autre.

En conclusion, je dirai que cette première fois aux Quais du Polar fut une réussite au-delà de nos espérances, autant pour Anne-Catherine que pour moi, chacune dans notre domaine. L’accueil chaleureux des libraires de L’esprit Livre a été exemplaire, et leur motivation pour promouvoir le roman d’Anne-Catherine ne faisait aucun doute ! Les auteurs rencontrés ont tous été charmants et avenants, ce qui n’a pas été le cas de tous, d’après ce que j’ai pu comprendre… L’occasion de faire des portraits à la sauvage et de « choper » Maxime Chattam au vol, durant une brève éclaircie entre deux fans.

Vue ! :D

Vue ! :D

Les conférences étaient aussi nombreuses que variées, si j’avais prévu d’en suivre j’aurais eu du mal à faire mon choix tant le programme était chargé. À refaire, sans aucun doute !

* vous l’aurez compris, cette phrase ne veut rien dire


Samedi 25 mai

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Manchester depuis le tramway.

Pour mon premier séjour dans cette verte contrée du Merseyside, je reviens avec des centaines de photos qu’il a fallu trier, traiter, supprimer, garder, choisir. Le portfolio donne un aperçu rapide de la visite. L’album flickr propose quant à lui un plus large aperçu de ce trop court week end à Manchester.

Bien que logés à Manchester pour des raisons pratiques (le Magic Week de Rugby Super League se déroule à Manchester), j’ai choisi pour ma part de délaisser la ville pour visiter Liverpool.

Arrivée dans la nuit du vendredi au samedi, j’ai pris vaillamment le tram Metrolink pour rejoindre la gare de Piccadilly dès le matin. Cela m’a permis d’avoir un petit aperçu rapide de Manchester, qui m’a aussitôt donné envie de m’y attarder lors d’un prochain séjour.

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Radio City Tower

Après 51 min de train, me voilà à Lime Street Station, à Liverpool. En plein Saint George’s Quarter, qui regroupe plusieurs musées, dominés par la Radio City Tower. Mais passons sur les musées cette fois-ci, le temps m’est compté, et je les mets de côté avec la Radio City Tower pour un prochain séjour, là aussi. Direction Albert Dock, mais pas avant sans une longue balade le long de Lime Street, pour flâner dans l’église de Saint Luke alias la bombed-out church, une église anglicane bombardée en 1941. Un peu plus loin, la cathédrale anglicane de Liverpool, superbe et imposant édifice. Je tombe le week end de commémoration de la Bataille de l’Atlantique, la cathédrale est donc peuplée de militaires de tous âges, certains ont déjà de l’acné mais pas encore de poils au menton. Plusieurs caméras de la BBC sont prêtes à tourner depuis les endroits stratégiques. Je fais un tour, fortement impressionnée par les dimensions hors normes de la cathédrale. L’ambiance est un chouïa gâchée par la foule et la présence de la télé. Je m’éclipse avant les festivités, et poursuis ma route pour me retrouver non loin de là, aux portes de Chinatown.

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Chinatown

Las, l’endroit est désert, malgré plusieurs restaurants un seul semble ouvert. Je rebrousse chemin et une petite mamie chinoise, me voyant chercher un lien entre mon plan et le nom de la rue, m’aborde et me demande si je suis perdue. Elle me confirme que Chinatown ne vaut pas le détour, il n’y a rien à voir, il vaut mieux que je regagne le centre ville par Bold Street. Elle m’accompagne sur 500m et nous échangeons de sympathiques banalités.

Un petit arrêt chez Lush, quelques emplettes, et je reprends ma route vers Albert Dock. Une foule invraisemblable mais relativement disciplinée grouille sur les quais. La prise de photo s’avère pénible mais je tiens bon ! Quelques navires, vieux gréements et bâtiments de guerre récents sont à visiter. Les queues sont interminables, je suis ravie de ne pas avoir prévu de visite. Je plonge littéralement dans la foule et là aussi je fais l’impasse sur les musées, que je réserve pour une prochaine fois.

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Albert Dock

Au bout d’une progression étonnement rapide vu la densité du bain de foule, je prends un billet pour le Mersey Ferry Tour, avec un arrêt prévu pour la visite du U-Boat 534, sous-marin allemand qui est resté 50 ans sous l’eau avant de devenir l’une des attractions du Mersey Ferry Tour. Je descends donc au second terminal, à Birkenhead, et fais un bond de 60 ans en arrière. Je prends mon temps, mes pieds commencent à fatiguer, je flâne, et reprends le ferry pour regagner Liverpool, de l’autre côté de la Mersey.

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Liverpool depuis le ferry.

Je descends du ferry, il est 18h. Les quais sont agréables, la foule s’est dispersée et le temps est toujours aussi splendide. Moment de nostalgie avec une dégustation d’une Cornish ice cream authentique. Encore un peu de courage, et je retrouve les banquettes du train pour regagner Manchester.

Dimanche 26 mai

Cette fois-ci je suis accompagnée de Lise et Sandra, qui renoncent à passer une seconde journée au Magic Week End. Après avoir réussi à voir tout ce que j’avais prévu la veille, j’espère en faire autant ce dimanche, où le programme est moins chargé. En théorie.

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La plage de Formby.

Nous quittons Manchester dès 9h, et arrivons à Liverpool pour un petit tour rapide des magasins. Si rapide que nous reprenons le train seulement vers 12h, direction la plage de Formby. Formby, sa petite gare, sa Victoria Road ombragée et très bourgeoise, pour ne pas dire pleine au as, son bois de pins, ses écureuils roux et ses Anglais pas frileux et rubiconds. Les autochtones sont en tenue de plage, petits et grands profitent du temps splendide, et mes deux acolytes supportent leurs doudounes. Même pas peur ! Pour ma part je suis vêtue pour le printemps et j’ai déjà trop chaud. Comptant trouver de quoi nous restaurer sur place, mais la plage s’avérant….une simple plage ! nous nous rabattons sur une ration de secours composée de Kit Kat, de pain de mie et de fromage. La vie est dure. Nous espérons retrouver la civilisation lors de notre halte suivante, à Southport.

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Southport à marée basse.

À 45 min de Liverpool, Southport est une sympathique station balnéaire à la jetée impressionnante. Tout y est pour divertir le peuple, marina, golf, centres commerciaux, aires de jeux, attractions, barques à louer, restaurants. Nous nous contentons d’une glace et d’une promenade sur la jetée. Nous sommes abasourdies et émerveillées par l’étendue de sable qui précède la mer à peine visible. En touristes ignares que nous sommes nous tremblons pour les promeneurs qui s’aventurent loin sur la grève, les pieds dans 10 cm d’eau. Nous passons un bon moment à admirer l’inquiétant et fascinant panorama, puis j’atteins le bout de la jetée tandis que mes deux touristes en doudounes reprennent des forces sur un banc.

Au bord du décès nous regagnons la gare pour rejoindre Liverpool, et changer de train (et de gare) pour rentrer sur Manchester.

Voilà pour l’essentiel du week end. Je passe sur nos folles soirées et le lundi que nous avons consacré à Trafford Centre, un centre commercial géant façon Las Vegas sans les lumières, avant de prendre l’avion du retour.

Globalement, j’ai pu faire tout ce que j’avais prévu, et je sais désormais ce qu’il me reste à visiter lors de mes prochains séjours. Les alentours s’ajouteront à ma liste : Ingleton pour ses chutes d’eau et ses grottes, Haworth pour le presbytère des sœurs Brontë, Daresbury pour Lewis Carroll.

Photos © Carole R. 2012 sauf mention contraire

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(Pour voir l’ensemble des photos de ce concert historique ça se passe dans le portfolio.)

Dead Can Dance revient, Dead Can Dance est passé par Barcelone. Et ce ne sont pas 2 misérables heures de route qui nous ont fait peur. Même pas le retour, qui a duré 3 heures, car sortir de Barcelone sans GPS c’est un peu comme aller se pendre à un séquoia avec un spaghetti, c’est compliqué.

Le 22 octobre dernier donc, Barcelone accueillait DCD à L’Auditori, salle de concert peu habituée à recevoir un public gothique. Il fut rassurant de constater qu’il existe de VRAIS gothiques, qui passé quarante ans assument encore leur look. Comme quoi ce n’est pas une mode pour tout le monde, mais un état d’esprit. Nous avons même croisé le sosie catalan de Robert Smith, oui !

Et donc, après une heure à rouler dans les rues quadrillées de Barcelone à chercher la gare du Nord, sans le moindre panneau (seule la Sagrada Familia bénéficie d’un unique panneau quelque part dans son voisinage), nous avons passé le reste de la journée à déambuler dans Barcelone, déçus de constater que l’ascenseur de la tour de Christophe Colomb était en panne, et que le musée maritime était fermé pour travaux. Dommage, nous n’avions rien prévu d’autre dans la même gamme de tarif. Le zoo et la Sagrada Familia feront l’objet d’un déplacement ultérieur.

Le soir venu, c’est le cœur ému que nous regagnâmes L’Auditori, non loin de la gare du Nord, où nous avions laissé la voiture. Nous avons goûté aux joies du métro puant et bondé, qui n’a rien à envier au métro parisien. En attendant devant la salle, nous eûmes une vision éthérée et irréelle de Lisa Gerrard regagnant les coulisses. Joie, stupeur !

Après enquête auprès des autorités compétentes, et dans un mélange d’espagnol et d’anglais pour me faire comprendre de mes différents interlocuteurs (le Catalan parle peu, voire pas du tout le français), j’eus la joie d’apprendre qu’il était possible de prendre des photos pendant le concert. Dans le doute je n’avais pas voulu me charger de mon gros zoom qui tue, et  je m’en suis beaucoup voulue. Mais il en ressort quelques photos plus que potables vu les conditions de prise de vue et mon zoom de base. Au moins, j’avais tout de même pris mon reflex, l’honneur est donc sauf.

Chose surprenante, la première partie commença avant l’heure, tandis que la salle se remplissait peu à peu. J’ai oublié le nom du musicien et celui de son instrument, mais l’ensemble nous a paru bien expérimental et un poil monotone, bien que prometteur. Selon le musicien en question son instrument aurait été inventé il y a une dizaine d’années en Suisse, et nous en avions croisés pas mal dans les rues durant notre déambulation Barcelonnaise. La chose ressemble à un wok à l’envers, et est utilisé à la manière d’un steel pan. Bref, la mise en oreille achevée, le concert débuta avec l’arrivée de Lisa Gerrard et Brendan Perry.

Le concert fut une suite de bonheur et d’extase, et bien plus long que celui de 2005, puisque nous avons eu droit à 3 rappels, rien de moins, pour une durée totale de 2 heures 45 min.

Et comme nous sommes de grands malades, nous avons attendu Lisa et Brendan à la sortie. Même pas peur ! Un musicien fut chopé au vol pour une première signature, puis ce fut le tour de Lisa, au bout de 45min d’attente. Extase joie bonheur et volupté. Photo à la sauvage, dédicace de l’affiche et hop ! la déesse s’en fut rejoindre Orphée. Nous avons attendu 1h30 de plus pour voir apparaître Brendan Perry, assailli lui aussi par la vingtaine d’irréductibles fans, parfois venus de Poitiers ou de Montauban.

Encore tout étourdis d’émotion et d’épuisement, il nous fallut rejoindre la voiture, puis l’autoroute. Cette étape fut longue, interminable, désespérante. Sans GPS et avec une application Mappy qui ne voulait pas démarrer, pas plus que Google Navigation, Maps et autre, la chose prit 1 bonne heure. Qu’il est insolite de traverser (et contourner) Barcelone de nuit ! Retour dans nos pénates vers 4h du matin.

Texte & images © Carole R.2012

Pour la première fois depuis sa création j’ai enfin eu la possibilité de me rendre au festival de polars de Toulouse. Ce déplacement m’a donné l’occasion de passer une journée mémorable en compagnie d’Acr0, au lieu d’une rencontre coup de vent comme les deux fois précédentes. J’ai également réussi l’exploit de la traîner dans un salon du polar (!!!). La chose est déjà en elle-même d’une incongruité rare. Je la remercie pour sa patience, son endurance et sa participation active à l’immortalisation de l’événement. Il faut dire que levée à 5h, arrivée après 2 heures de route, il ne m’en fallait pas plus pour me trimballer une migraine une bonne partie de la journée. Youpi. Autant dire que je n’étais pas dans un état optimal pour des prises de photos. Honte à moi. Mais heureusement Acr0 était là pour m’aider à prendre le métro (oui j’en suis là en cas de migraine : à moitié lobotomisée).

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Après un petit-déjeuner gourmand et très bavard en compagnie de Crocro Chou et de Carole/Capucine, cette dernière nous a abandonnées à notre errance et nous sommes allées effectuer des emplettes rapides de filles (oui je sais ça n’existe pas, mais nous on y arrive !) avant de nous rendre dans la foulée et bien plus tard que prévu à la Librairie de la Renaissance, à….Basso Cambo. Située dans le fin fond du trou du c* de Toulouse, Basso Cambo est le terminus de la ligne A du métro. Pas loin du périphérique et de l’autoroute, au milieu des barres d’immeubles, juste après le Mirail. Autant le dire, on fait mieux comme choix stratégique pour un salon, mais on peut difficilement faire pire. Mais comme diraient trois des auteurs présents ce jour-là et que nous n’avons pas forcément pu voir, « la politique prend toujours le pas sur la raison ». Étant donné que parmi ces trois (tous également réputés et ayant un lectorat acquis et large, je tiens à le préciser), il y en a un qui est parti en cours de route, mort d’ennui et faute de lecteurs, et que les deux autres ont préféré papoter avec leurs tout aussi rares lecteurs plutôt que de subir d’insipides mondanités, ça donne une idée du ressenti des intéressés.

En tant que lectrice, je me félicite d’avoir fait le déplacement, même si j’ai raté Somoza qui était finalement absent, et qui, (version variable selon les membres du staff), a « décommandé » ou « était souffrant », bref, on ne le saura jamais pourquoi comment et au fond on s’en fout.

J’ai pu enfin rencontrer le couple de sadiques Camut & Hug, dont j’avais toutefois un exemplaire de Rémanence dédicacé par l’intermédiaire d’une amie dévouée. Je me suis laissée convaincre sans difficulté par Nathalie Hug de lire L’enfant-rien, son premier livre en solo. La chose était prévue, mais son enthousiasme et son évident désir de partage ont eu raison de moi (billet ici !). Merci à elle !

Jérôme Camut & Nathalie Hug.

Très vite, ce fut l’heure de retrouver Michèle Bonnery qui nous a rejointes pour un petit repas délicieux dans un salon de thé à proximité du Capitole. Eh oui, si la plupart des visiteurs de ce genre de festival (pas celui-là en particulier, mais TOUS les événements de ce type) sont là principalement pour l’apéro et/ou se faire voir, nous avons fait nos rebelles et sommes allées nous empiffrer ailleurs. Ayant déjà participé à l’organisation de salons, dédicaces, ou lancements de livres, je peux dire par expérience que pour faire venir du monde, rien ne vaut une promesse d’apéro et de boustifailles. Je le déplore, mais vu l’absence de queue pour des auteurs connus et reconnus, on a le droit de s’interroger. D’autant plus lorsqu’ils sont eux- mêmes perplexes.

Encore une fois en retard pour cause de déjeuner bavard, nous sommes retournées, pleines d’espoir et de rêves inavouables à la Librairie de la renaissance. Pendant que nous faisions une courte et modeste queue (l’une des rares) pour Sire Cédric, nous vîmes Tim Willocks errer comme une âme en peine parmi les visiteurs, largement inférieurs en nombre aux membres du staff.

J’ai donc pu revoir et papoter brièvement avec Sire Cédric, content d’être là, mais pressé de se remettre à bosser sérieusement très bientôt, flatté d’avoir toujours plus ou moins son lot de groupies pré-pubères, ravi de parler culotte avec Acr0, et au bord de l’extase à l’idée de se faire prendre en photo avec moi-même, quelle chance il a !

Sire Cédric, trop heureux de me rencontrer :)

Et je repars avec Le jeu de l’ombre, Malhorne, Instinct et L’enfant-rien dédicacés !

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Butin !

 

Comme cela ne nous a pas suffit, et dépitées de ne pas pouvoir mettre la main sur l’insaisissable et flamboyant Tim Willocks, nous nous sommes consolées en retournant en ville, pour un goûter réconfortant, et une bonne séance de bavardages culturels et hautement littéraires. Michèle ayant chopé le double virus William Monk et Charlotte et Thomas Pitt, nous en avons fait l’éloge auprès d’Acro (même pas peur !). Las ! Le temps passant, nous dûmes nous séparer et rejoindre nos pénates. Les miennes se trouvant à 2h d’autoroute, il me fallu reprendre ma voiture laissée à Basso Cambo, non sans avoir jeté un dernier coup d’œil (totalement inutile) aux auteurs encore présents sur les lieux.

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Réconfort !

Je compte bien retourner à ce Festival l’an prochain, pour peu que les auteurs présents (ou prévus) m’intéressent, car un salon du livre mal situé et apparemment pas bien organisé vaut mieux que pas de salon du tout. On est groupie ou on ne l’est pas !

Photos © Carole R. 2012 sauf mention contraire

Chaussée de pimpantes raquettes vertes elle s’élance vaillamment vers les hauteurs enneigées du Capcir. Forêt de majestueux sapins, timides ruisseaux gelés, étendues d’un blanc virginal et sentiers chaotiques ravissent son regard. Son œil émerveillé scrute les cimes qui se détachent sur le ciel azur, et détaille les discrètes traces de la faune locale maculant la neige. Un homme des neiges regarde placidement les randonneurs passer sous ses yeux de cailloux.

Au fil des heures la nature persiste dans sa pudeur, et le seul être vivant à se manifester semble être un chardonneret très bavard. À mi-chemin, le Canigou voisin apparaît entre les sommets, blanc et fier. La descente est amorcée, pour les trois derniers kilomètres d’effort et de concentration, de prudence et d’endurance. Soudain, au comble de l’épuisement et après presque 7 heures de marche, le dernier virage est franchi. Il était temps, car ça commençait à sentir le sapin.

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~ Voir l’album Formiguères ~

Le Capcir est une région historique et géographique des Pyrénées-Orientales, en France, dont la capitale historique est Formiguères. Il fut rattaché à la France par le traité des Pyrénées. Son territoire correspond approximativement à la très haute vallée de l’Aude. Le Capcir est une large vallée qui commence au col de la Quillane et quitte le département des Pyrénées-Orientales au niveau de Puyvalador et Rieutort, mais elle se poursuit dans l’Aude. Contrairement à ce que l’on pense parfois, La Llagonne n’est pas en Capcir mais en Haut-Conflent, de même que Mont-Louis (la Cerdagne ne commence qu’au col de la Perche)

Le Capcir forme un plateau sis à 1 500 mètres d’altitude en moyenne et permet le lien entre la haute vallée de l’Aude et la Cerdagne, française et espagnole. Ce canton, longtemps rural, s’est considérablement développé depuis une quarantaine d’années en raison de son attrait touristique. Le Capcir a deux surnoms : la petite Sibérie ou le petit Canada. Cela donne une idée du climat qui peut y sévir parfois l’hiver. Le nom de Sibérie paraît plus particulièrement approprié du fait que le Capcir représente l’un des derniers refuges en Europe occidentale d’une plante boréo-arctique : la Ligulaire de Sibérie (Ligularia sibirica).

Le plus haut des plateaux pyrénéens, couvert de forêts et parsemé de lacs, est un paradis pour les randonneurs et les amateurs de ski de fond.

Source : Wikipédia

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Quelques photos d’une visite éclair à Paris en 2010, dans la galerie Paris.

Le soir tombait sur la ville lorsqu’il se rendit compte que ses pas l’avaient mené tout près du Louvre. Malgré le vent qui fouettait les insolentes pyramides de verre, et le froid qui paralysait ses indissociables touristes, une activité de fourmilière animait ce lieu chargé d’histoire et dont le mélange des genres n’étonnait désormais plus personne. Il en avait vu de belles depuis la guerre, mais ces pyramides-là dépassaient les limites du bon goût. De toute évidence, le monde prenait une direction qu’il avait de plus en plus de mal à suivre.

Texte & images © Carole R. 2011